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Où héberger le site web de votre entreprise ?
Mutualisé, Vercel et Netlify, ou cloud comme AWS : ce que fait chaque type d’hébergement, ce qu’il vous demande et les questions à poser avant de choisir.
L’hébergement est le service qui maintient votre site en ligne. Pour un dirigeant, le choix tient moins à la technique qu’aux responsabilités. Il faut que quelqu’un mette le serveur à jour, fasse les sauvegardes, renouvelle le nom de domaine et réagisse quand le site ne répond plus. Chaque type d’hébergement confie ces tâches à une personne différente.
Ce guide remplace notre ancien comparatif Vercel, Netlify et AWS. Mais une question passe avant : quel type d’hébergement correspond à la façon dont votre site est construit, et qui va s’en occuper ?
Trois familles d’hébergement
L’hébergement mutualisé
Votre site partage un serveur avec de nombreux autres sites, et l’hébergeur entretient ce serveur. Vous disposez d’un espace de gestion, souvent de boîtes e-mail, et de PHP avec une base MySQL, ce dont WordPress a besoin. C’est la voie connue et peu coûteuse pour un site vitrine ou une installation WordPress.
Ce qu’il vous demande : vous, ou votre prestataire, tenez à jour WordPress, son thème et ses extensions, car l’hébergeur s’occupe du serveur, pas de votre site. La rapidité dépend en partie des autres sites de la même machine, et un afflux soudain de visiteurs peut ralentir le vôtre.
Les plateformes gérées : Vercel et Netlify
Ces plateformes sont pensées pour les sites construits avec des frameworks récents, dont le code vit dans un dépôt Git. À chaque modification envoyée, la plateforme construit le site et le publie sur un réseau de serveurs répartis dans le monde : les pages partent d’un point proche du visiteur. Aucun serveur n’est à votre charge, et la capacité suit le trafic sans que personne ne redimensionne une machine. Chaque modification proposée peut recevoir sa propre adresse de prévisualisation : vous vérifiez la vraie page avant sa mise en ligne. Les versions précédentes sont conservées, ce qui permet de revenir en arrière après une mise en ligne ratée.
Vercel est édité par la société à l’origine de Next.js, et Netlify en est une alternative proche. Pour un site d’entreprise, l’écart entre les deux compte moins que l’écart avec un mutualisé.
Ce qu’elles vous demandent : le site doit être construit pour ce type de plateforme, et elles n’hébergent que le site. La messagerie, et souvent la base de données ou l’outil de gestion de contenu, restent chez d’autres prestataires.
L’infrastructure cloud : AWS
Amazon Web Services, comme les clouds de Google et de Microsoft, vend des briques : serveurs, stockage, bases de données, réseau et bien d’autres services. On peut presque tout construire, dans la région de son choix, à n’importe quelle échelle.
Ce qu’elle vous demande : quelqu’un doit concevoir, configurer, sécuriser et surveiller l’ensemble. Pour un site d’entreprise, c’est souvent plus que nécessaire. Elle se justifie pour des systèmes sur mesure aux exigences précises de localisation des données, d’intégration ou de charge, quand une personne nommée ou un contrat en assure l’exploitation.
Ce qui change d’une famille à l’autre
- Qui entretient le serveur. En mutualisé, l’hébergeur entretient le serveur et vous entretenez le logiciel de votre site. Sur une plateforme gérée, la plateforme s’occupe de tout ce qui se trouve sous votre code. Dans le cloud, c’est vous, ou quelqu’un que vous payez.
- La hausse du trafic. Le mutualisé a un plafond fixé par la formule. Les plateformes gérées s’adaptent seules, et la facture peut suivre. Le cloud tient la charge jusqu’à la limite configurée.
- Les prévisualisations. Les plateformes gérées donnent une adresse de prévisualisation à chaque modification. En mutualisé, une copie de test du site est à créer et à tenir à jour.
- Les sauvegardes. Demandez ce qui est sauvegardé, à quelle fréquence et comment obtenir une restauration. Une plateforme gérée conserve les versions précédentes du code, mais le contenu stocké dans une base de données ou un outil de gestion de contenu demande sa propre sauvegarde. Dans le cloud, les sauvegardes n’existent que si quelqu’un les a configurées.
- Le support. Les hébergeurs mutualisés assistent en général sur le serveur, par ticket ou par chat. Les plateformes gérées assistent sur la plateforme, pas sur votre code. Dans le cloud, l’assistance est souvent une option payante, et elle couvre les services, pas votre configuration.
Où vivent vos données : RGPD et CNIL
Même un site vitrine traite des données personnelles : messages du formulaire de contact, journaux du serveur avec les adresses IP, et tout ce que collectent un outil de mesure d’audience ou un module de chat. Au sens du RGPD, l’hébergeur qui traite ces données est votre sous-traitant. C’est vous, responsable du traitement, qui le choisissez et qui en répondez devant la CNIL.
Posez trois questions. Dans quel pays ou quelle région les données et les journaux sont-ils stockés ? Existe-t-il un accord de sous-traitance, et couvre-t-il les transferts hors de l’Union européenne ? À quels sous-traitants ultérieurs l’hébergeur fait-il appel ? Vercel, Netlify et Amazon sont des sociétés américaines : le contrat et les garanties de transfert comptent, même quand les serveurs utilisés sont en Europe.
En France, une obligation s’ajoute : les mentions légales du site doivent indiquer le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de l’hébergeur. Votre politique de confidentialité doit aussi le nommer, comme la nôtre.
La dépendance et la structure de la facture
La dépendance, c’est le coût du départ. Le mutualisé est le plus simple à quitter : un site WordPress se compose de fichiers et d’une base de données, et la plupart des hébergeurs savent l’importer. Une plateforme gérée se quitte facilement si le site utilise les fonctions standard de son framework, plus difficilement s’il repose sur des fonctions propres à cette plateforme. Le cloud vous lie le plus quand le site s’appuie sur des services qui n’existent que chez ce fournisseur.
Le mutualisé est un forfait fixe, souvent payé à l’année. Les plateformes gérées proposent en général un premier niveau pour les petits sites, puis facturent par membre de l’équipe et à l’usage : trafic, temps de calcul. Le cloud facture ce qui est consommé, ligne par ligne, et la facture se prévoit mal sans suivi ni alertes de dépense.
L’hébergement le moins cher n’est pas toujours le choix le plus économique. Les heures passées sur les mises à jour, les incidents et les migrations font partie du coût. Notre guide sur le coût d’un site web détaille les autres postes.
Les questions à poser avant de choisir
- À qui appartient le compte d’hébergement ? Il doit être au nom de l’entreprise, avec votre prestataire ajouté comme utilisateur, pour que l’accès ne parte pas avec un prestataire.
- À qui appartient le nom de domaine, et chez quel bureau d’enregistrement ? Le domaine est distinct de l’hébergement. Vérifiez que le titulaire est bien l’entreprise, que vous pouvez vous connecter au compte et que le renouvellement passe par une carte encore valide.
- Qui gère les DNS ? Ces réglages dirigent le domaine vers le site et vers la messagerie. Un changement d’hébergement mal préparé peut couper vos e-mails.
- De quoi le site a-t-il besoin ? De PHP et d’une base de données, comme WordPress, ou d’une plateforme pour un framework récent ? Notre guide WordPress ou site sur mesure traite de cette décision.
- Qui applique les mises à jour et les correctifs de sécurité, et qui appeler quand le site ne répond plus ?
- Qu’est-ce qui est sauvegardé, à quelle fréquence, et une restauration a-t-elle déjà été testée ?
- Où sont stockés les données et les journaux, et existe-t-il un accord de sous-traitance ?
- Comment partir, et que faudrait-il emporter ?
Comment DMC Kreatif s’en occupe
Notre propre site est hébergé chez Vercel. La mise en place de l’hébergement peut faire partie du devis : cochez-la dans le formulaire de devis si vous souhaitez l’inclure. Au démarrage, nous demandons l’accès au site actuel, au nom de domaine et à l’hébergement, s’ils existent.
Pour un projet de site web, le site est mis en ligne sur l’hébergement convenu, avec des redirections depuis les anciennes adresses lorsqu’elles existent. Pour les systèmes sur mesure, les modalités de support sont convenues avant le début du développement : hébergement, mises à jour, sauvegardes et interlocuteur à appeler. Les clients actifs gardent une ligne directe pour les modifications et les demandes critiques quand c’est nécessaire. C’est une modalité de travail, pas un délai de réponse garanti.
Dites-nous ce que le site doit faire et ce qui existe déjà, puis demandez un devis. Sous 48 h, vous recevez une approche concrète, un délai réaliste et un devis clair.
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