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Guides

Comment créer un site bilingue pour la France et le Royaume-Uni

Quand une deuxième langue vaut l’effort, comment structurer un site en français et en anglais, et les erreurs qui affaiblissent l’une des deux versions.

Une deuxième langue n’est pas un bouton que l’on ajoute à la fin. C’est une deuxième version du site, écrite pour des personnes qui achètent autrement et cherchent avec d’autres mots. Bien faite, chaque version semble conçue pour son propre marché. Mal faite, elle sonne comme une traduction, et les visiteurs le remarquent.

Ce guide s’adresse aux entreprises qui vendent, ou veulent vendre, en France et au Royaume-Uni : quand une deuxième langue vaut l’effort, comment construire un site bilingue, et quelles erreurs l’affaiblissent.

Quand une deuxième langue vaut l’effort

Une deuxième langue se justifie quand de vrais clients vont l’utiliser. Les signes sont simples : vous recevez déjà des demandes de l’autre pays, vous pouvez y livrer vos produits ou y assurer votre service, et quelqu’un dans l’entreprise peut répondre à un client dans cette langue. Si personne ne peut répondre en anglais à un client britannique, la version anglaise promet ce que l’entreprise ne peut pas tenir.

Un acheteur français et un acheteur britannique peuvent vouloir le même produit sans poser les mêmes questions avant d’acheter. Si les réponses diffèrent, les pages doivent différer aussi. C’est toute la différence entre un site bilingue et un site traduit.

Si le second marché reste un projet pour plus tard, commencez par une seule langue bien faite, sur une structure qui pourra accueillir la deuxième sans refonte.

Traduire ou écrire pour chaque marché

Une traduction conserve les mots. Un site écrit pour un marché conserve le sens et change ce qui doit changer. Pour une entreprise qui vend dans les deux pays, c’est la bonne approche.

  • Les mots de recherche diffèrent. On ne cherche pas en France avec la version française d’une expression anglaise. C’est pourquoi notre service SEO et Google Ads traite la recherche de mots-clés séparément pour chaque langue et chaque marché. Traduire des mots-clés anglais ne suffit pas.
  • Le ton diffère. Un texte commercial français vouvoie en général son lecteur. Un texte britannique est souvent plus direct. Une traduction mot à mot transporte le ton de la première langue dans la seconde.

La traduction automatique peut servir de premier jet, jamais de texte final. Une personne de langue maternelle qui connaît le sujet doit relire chaque page, chaque bouton et chaque message d’erreur.

Une adresse distincte pour chaque langue

Chaque langue a besoin de sa propre adresse. Le modèle le plus clair est un dossier par langue sur le même domaine : une adresse sous /fr pour le français, une autre sous /en pour l’anglais. Chaque page existe alors dans les deux dossiers.

Ainsi, les moteurs de recherche référencent chaque version séparément, un lien partagé s’ouvre dans la bonne langue, et vos statistiques distinguent chaque marché.

Les adresses des pages peuvent elles aussi être traduites : un mot français parle mieux à un visiteur français. Quel que soit le modèle retenu, gardez-le identique sur tout le site, et ne le changez pas après la mise en ligne sans rediriger les anciennes adresses.

SEO multilingue : balises de langue, titres et sélecteur

Les balises de langue (hreflang)

Chaque page doit indiquer aux moteurs de recherche où se trouvent ses autres versions linguistiques. On utilise pour cela des balises de langue, appelées hreflang. Concrètement, la page française dit « la version anglaise de cette page se trouve ici », et la page anglaise dit « la version française se trouve ici ». Si l’un des deux côtés manque ou se trompe, les moteurs peuvent afficher la mauvaise langue à l’internaute, ou considérer les deux pages comme concurrentes.

On peut aussi déclarer une version par défaut pour les visiteurs dont la langue ne correspond à aucune des deux. Pour un site destiné à la France et au Royaume-Uni, c’est souvent l’anglais.

Les mots-clés de chaque langue

Dans chaque marché, on cherche avec ses propres mots. La traduction directe d’une expression anglaise n’est souvent pas celle que tape un internaute français. Avant d’écrire titres et intertitres, vérifiez les mots employés dans chaque langue : les questions de vos clients et les suggestions qu’affiche un moteur de recherche pendant la saisie sont de bons points de départ.

Des titres et des descriptions traduits

Le titre et la courte description de la page sont souvent le premier texte lu, dans les résultats de recherche. Ils doivent être rédigés dans la langue et pour le marché de la page. Un titre anglais sur une page française signale à l’internaute qu’elle ne lui est pas destinée.

Ce que doit faire le sélecteur de langue

Le sélecteur de langue doit conduire le visiteur vers la même page dans l’autre langue. Depuis une page de service en français, il mène à cette page de service en anglais, pas à la page d’accueil anglaise. Si une page n’existe pas dans l’autre langue, le sélecteur doit le signaler ou mener à la page utile la plus proche.

Deux règles encore. Nommez chaque langue dans sa propre langue : « Français » et « English », pas des drapeaux, car un drapeau désigne un pays et non une langue. Et n’imposez pas une langue d’après les réglages du navigateur ou la localisation du visiteur : proposez-la, et laissez-le choisir.

Les détails locaux qui montrent le soin

Un site bilingue se juge aussi sur de petits détails, faciles à réussir et faciles à oublier.

  • La typographie. Le français demande une espace fine avant les deux-points, le point-virgule, le point d’interrogation et le point d’exclamation, et des guillemets « » pour les citations. Un lecteur français voit tout de suite quand elle manque.
  • L’orthographe. La version anglaise destinée au Royaume-Uni s’écrit en anglais britannique (« optimise », « colour »). Un site britannique en orthographe américaine semble importé.
  • La devise. Affichez des euros sur la version française et des livres sterling sur la version britannique. En français, le symbole de l’euro suit le montant, séparé par une espace.
  • Les dates et les nombres. Les deux pays écrivent le jour avant le mois. Le français utilise la virgule pour les décimales et une espace entre les milliers, et les noms de mois ne prennent pas de majuscule.
  • Le téléphone. Affichez le numéro au format international, pour qu’il fonctionne depuis les deux pays, et faites-en un lien qui lance l’appel sur mobile.
  • Les pages légales. Un site qui s’adresse à des clients français doit publier des mentions légales qui identifient l’éditeur et l’hébergeur. Chaque version a besoin d’une politique de confidentialité écrite pour ses lecteurs, et d’un recueil du consentement aux cookies lorsque le site utilise des cookies qui l’exigent. Le lecteur français attend les références au RGPD et à la CNIL ; le lecteur britannique, celles du UK GDPR.

Les erreurs fréquentes

  • La traduction automatique seule. Le texte se comprend mais ne convainc pas, et personne n’a vérifié les boutons, les formulaires ni les messages d’erreur.
  • Une seule adresse pour toutes les langues. La langue change avec un réglage ou un cookie, mais l’adresse reste la même. Les moteurs de recherche ne voient qu’une version, et un lien partagé peut s’ouvrir dans la mauvaise langue.
  • Des pages mélangées. Une page française avec un menu, un pied de page ou des descriptions d’images restés en anglais.
  • Les formulaires et les e-mails oubliés. Le formulaire de contact, ses messages d’erreur, la page de confirmation et l’e-mail de réponse automatique restent dans une seule langue. C’est pourtant le moment où un visiteur devient une demande, et souvent la partie que personne n’a traduite.
  • Une version laissée de côté. Les nouvelles pages, les nouveaux tarifs ou les nouvelles offres sont ajoutés dans une langue et pas dans l’autre. Les deux versions finissent par raconter deux histoires différentes.

Comment DMC Kreatif s’y prend

L’anglais et le français sont les deux langues dans lesquelles ce studio travaille chaque jour. Un site bilingue est construit avec une adresse distincte par langue, des titres et des descriptions traduits, et des balises de langue pour les moteurs de recherche. Chaque version peut ainsi être trouvée sur son propre marché, au lieu d’être une traduction ajoutée en fin de projet. Sur une boutique en ligne, les moyens de paiement, l’affichage de la TVA et les options de livraison sont configurés pour chaque marché, dans la langue de ce marché.

Le nombre de langues fait partie de ce dont dépend le devis, avec le nombre de pages et le besoin de rédaction. Notre guide sur le coût d’un site web explique ce qui fait varier le prix. Vous pouvez lire comment se déroule un projet de site web, ou envoyer un court brief depuis la page de devis. Sous 48 h, vous recevez une approche concrète, un délai réaliste et un devis clair.

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